Lepus, la constellation du Lièvre: caractéristiques, étoiles principales, mythologie

- 29 Avr 2019

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constellation Lièvre

Le Lièvre (Lepus) représente une constellation qui appartient plus précisément à l'hémisphère sud. Principalement, elle possède quatre (4) étoiles lumineuses  parmi lesquelles on peut citer Arneb (α Leporis) et Nihal (β Leporis).

Il s’agit d’une constellation assez facile à observer grâce à la constitution de ses étoiles qui  forment un trapèze, mais cependant, la constellation  du Lièvre est assez basse sous nos latitudes et se veut délicate tout comme les objets qui le composent.

Elle est également toute facile à localiser car située juste en dessous de la constellation d’Orion comme pour se cacher du Chien du chasseur.  Les autres constellations limitrophes du Livre sont : Licorne, Eridan, Colombe,  Burin et Grand Chien. Tirée du latin Lepus, la constellation du Lièvre occupe, de par sa taille, la 51e place sur les 88 constellations répertoriées avec près de 73 étoiles visibles à l’ œil nu. Dans cet article, il est question de tout ce qui fait les caractéristiques de la constellation du Lièvre sans oublier sa mythologie ainsi que ses principales étoiles.

Les caractéristiques de la constellation du Lièvre

Le Lièvre se trouve juste au sud de la constellation voisine d’Orion appelée le grand chasseur, et est également à l’est du grand chien appelé Sirius. L s’agit d’une constellation très facile à localiser. Si le Lièvre survit bien dans un tel voisinage, c’est parce qu’il représente une étoile relativement discrète. Il possède des étoiles qui sont relativement moins importantes (mag 3) que celles de son glorieux entourage.

Les deux étoiles les plus lumineuses qui le constituent se situent dans ligne formée par Sirius et β CMa, qui constituent sa patte avant, à environ 10° plus à l’Ouest. L’étoile β Lep se situe au Sud pendant que α Lep est au nord. Elles pointent elles aussi vers κ Ori (Saiph), à environ 10° plus au Nord.

La constellation ne possède pas de forme très déterminante. Dans sa partie ouest, la tête du Lièvre est constituée par ε Lep (5° OSO de β Lep), qui montre le bout du nez, la base des oreilles est marquée par μ Lep (5° ONO de α Lep), dont la pointe se distingue en temps normal avec la paire λ Lep (côté Est) et κ Lep (Ouest), qui sont à mi-chemin de Rigel. Dans partie est, le corps du Lièvre affiche une forme ovoïde, avec  α et β Lep (dans le sens des aiguilles d’une montre), au sud se trouvent γ et δ qui pointent vers θ au niveau de l’arc nord se rabattent par η et ζ Lep.

Le Lièvre est encadré au nord par la constellation d’Orion et à l’ouest par la constellation du Grand Chien, qui en facilitent le repérage. Le Lièvre possède une excellente visibilité, sa tête qui permet de localiser la grande courbe est d’Eridan. La tête du Lièvre s’aligne au nord de par α et μ Lep et se continue par l’alignement formée par ι et γ d’Eridan. Quant à l’alignement de α et du bout du nez μ Lep, elle s’oriente au SO après environ 10° vers la double ν1 et ν2 Eri, et vers ν3 et ν4 Eri, 5° plus loin. Au sud, les premières étoiles doubles lumineuses marquent la Colombe, à environ 12° plein sud de la tête du Lièvre.

La mythologie de la constellation du Lièvre

On raconte qu’il n’existait pas de Lièvres au niveau de l’île de Leros, quand un jeune homme se permit d’y en amener une femelle destinée à mettre bas. Il prit soin d’elle ainsi que ses petits avec amour et attention.

En quelques temps, l’espèce s’accrut de manière prodigieuse, tout le monde voulait en élever un très rapidement. Le nombre en fut si énorme, que les nourrir devint alors impossible et avec tant d’avidité, qu’ils se ruèrent sur tous les grains, la famine finit par s’abattre sur l’île. Avec beaucoup de peines, les habitants se résolurent à s’en débarrasser. Ainsi, on plaça au ciel l’image du Lièvre, pour remémorer aux humains, que souvent les choses qu’on désire le plus, entrainent souvent sur nous plus de maux qu’on y pense. D’autres considèrent, qu’il y a été placé, car il représente les quadrupèdes, qui se multiplie le plus.

Quand il met bas, d’autres se forment déjà dans le ventre (Germanicus, Eratosthène). Alors, pour certains, ce fut sa légèreté, alors que d’autres évoquent sa fécondité, qui le fit mettre près des frontières de Théon, l’équinoxe de printemps. Au niveau de la Grèce Antique, la constellation du Lièvre se nomme Lagoos (Nonnus, Aratus). Aratus lui apporte les épithètes de Charopos et de Glaucos.

Les Latins le nomment Dasypus (Germanicus), Levipes, Hirtipes, pedibus celer. Il est également appelé Derceunès, dans Nicandre; de Tachynès.   Quant aux Hébreux, ils l’appellent Arneb, Elarnebet, Alarnebo pendant que les Arabes le nomment Elarneb ou Cursa al Gjauza al Muacchera, Arsh al-Gjauza, ou le trône d’Orion, Ulugh-Beg  fait pareillement. Les Turcs le nomment Thaushkan et Thaushan.

Les principales étoiles de la constellation du Lièvre

Arneb représente l’Alpha du Lièvre, mais elle s’appela également Arsh. Cette étoile est de magnitude 2.6, elle dispose d’une brillance blanche ou jaune, assez modeste et très pâle. Ce qui ne permet pas de penser qu’il représente une géante située a 1300 a.l, 12 300 fois plus brillante et 14 fois plus grande que notre Soleil. Le Beta du Lièvre est appelé Nihal et possède 2.85 de magnitude apparente.

Cette étoile appartient à la catégorie G5 IIIet elle brille comme 150 soleils et se situe à 159 a.l. Elle se rapproche chaque seconde de 13 kilomètres de la Terre. Il s’agit d’un exemple typique d’étoile double difficilement observable du fait de la différence de brillance entre les deux astres : en effet, elle a un compagnon qui est de onzième magnitude située à 2″.5. Autre étoile importante, c’est Gamma qui est de magnitude 3.6, située à 23.2 a.l seulement.

Ce qui représente un bel exemple de système double à grande séparation (95″) ayant un superbe contraste de couleurs. L’étoile de la séquence principale, la principale, est trois fois plus brillante que le Soleil pendant que son compagnon est moins brillant de quatre fois que notre Soleil, scintillant à la magnitude 6.2. L’étoile Delta du Lièvre, à la brillance jaune, se trouve à 112 a.l; elle est de magnitude 3.9, elle fait partie de la classe spectrale G 8 III.

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