Leo Minor, la Constellation du Petit lion: caractéristiques, étoiles principales, mythologie

- 29 Avr 2019

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constellation Petit lion

Les constellations représentent un ensemble de figures imaginaires constituées par des groupes d'étoiles. La plupart des noms qui sont donnés aux constellations se situant dans l'hémisphère nord sont liées à l’histoire de la Grèce antique. Les constellations de l'hémisphère sud ont des noms beaucoup plus modernes. Depuis 1930, 88 constellations ont été répertoriées par l’union astronomique internationale.

Par conséquent, chaque étoile n’est désormais liée qu’à une seule constellation. Dans cet article, il est question de la constellation du Petit lion (Leo Minor). Celle-ci est une constellation moderne qui appartient à l’hémisphère nord et à l’image de la plupart d’entre eux, est peu fournie en étoiles réellement lumineuses. Parmi ces étoiles de la constellation du Petit lion, seulement six ont une magnitude apparente supérieure à 5.

C’est vers 1660 que l’astronome polonais Hevelius a introduit la constellation du Petit lion dans le but de combler la zone située entre le Lion et la Grande Ourse. Découvrons les spécificités, la mythologie, ainsi que les principales étoiles.

Les caractéristiques de la constellation du Petit lion

La constellation du Petit lion (Leo Minor) est donc entourée par deux (2) constellations dont les identifications sont très faciles à faire. Ils s’agissent de la constellation Grande Ourse située au nord et de la constellation du Lion située au sud.  La constellation du Petit lion (Leo Minor) se trouve en dessous des trois petites paires d’étoiles dont les pattes de la Grande Ourse sont formées appelées les « sauts de gazelle ».

Pour ce qui est de la forme de la constellation, il faut savoir qu’elle ne dispose pas d’une forme remarquable car bien trop faible à identifier. Cela est peut être lié à son apparition tardive car seulement introduite vers 1660 par l’astronome polonais Johannes Hevelius. L’étoile la plus lumineuse de la constellation du Petit lion, est la 46 LMi (également appelée ο UMa). Celle-ci se trouve au niveau de sa limite Est.

Sa situation précise est l’alignement constitué par le tandem du milieu des « sauts de gazelle », λ et μ UMa, et au niveau du premier « saut de gazelle ». Elle dispose de conditions de visibilité optimales, on l’observe notamment accompagnée par deux étoiles de petite envergure dans sa partie Sud-Est, qui est rattaché à la Grande Ourse : juste à cet endroit passe la limite moderne. β LMi se trouve à environ 5° plus à l’ONO, juste au sud de la paire médiane formée par λ et μ UMa.

La mythologie liée a la constellation du Petit lion

La constellation du Petit lion est une constellation moderne qui appartient à l’hémisphère nord. Elle ne dispose donc pratiquement pas de mythologie qui lui est associée. Il tire son nom de l’astronome polonais Johan Hœvelke, autrement appelé Johannes Hévélius (1611 – 1687).

Ne disposant d’aucune élément physique qui leur est propre, les constellations proviennent d’une simple combinaison d’Etoiles qui est observée depuis la Terre, apparaissent proches de manière angulaire. Toutes les constellations tirent leurs origines principalement des mythologies. Malgré que les chinois y avaient mis en place deux (2) constellations et les Arabes une gazelle avec son petit, cette zone du ciel, en Occident, est demeurée jusqu’en 1660, vide de tout symbole. Ainsi c’est à cette date que choisit Johannes Hévélius pour introduire la constellation du Petit lion afin de combler cette espace vide.

La constellation du Petit Lion se distingue alors comme une constellation qui ne possède pas d’étoile α (alpha). Hévélius considéra malgré tout Præcipua, comme la Principale étoile de cette constellation, malgré qu’avec le temps, son éclat ait probablement baissé. Aujourd’hui, elle occupe la 46e place, selon la convention établie par l’astronome royal John Flamsteed (1646 – 1719) en 1700. Au niveau de la Grèce antique, cette zone du ciel était consacrée au dieu Ptha.

Ce dernier est par excellence, le dieu créateur : il représente pour les grecs et égyptiens le démiurge qui a régné avant toute chose. De par sa volonté, Ptha a pensé l’univers. Il l’a dans un premier temps, conçu par la Pensée, ensuite en faire la réalisation par le Verbe. Ce que le dieu Ptah a souhaité, a été créé ; en lui les éléments de la nature, la faune et la flore, sont inclus. Il joue aussi un rôle dans la protection de l’univers et la continuité de la fonction royale.

Les principales étoiles de la constellation du Petit lion

Actuellement la définition des limites de la constellation du Petit lion, l’a certainement privé de son étoile Alpha. Par contre, son étoile Bêta, qui se trouve  à près de 150 a.l est toujours présente, avec seulement 4,40 de magnitude apparente.

Il s’agit d’une géante rouge appartenant à la catégorie G8 qui, à sa surface, est sensiblement plus froide que le Soleil, et en réalité bien plus lumineuse que lui. Autre étoile importante, de la séquence principale, c’est Praecipua, elle se trouve à 136 a.l de la Terre. Elle possède un type spectral K2 qui en fait également un objet beaucoup plus froid que le Soleil. Toutefois, elle brille beaucoup moins que celui-ci.

Dans la constellation du Petit lion, il existe une étoile qui est l’unique variable identifiable, il s’agit de la R Leonis minoris. C’est une variable rouge vif qui possède une période longue de 372,3 jours. Elle est possède également une magnitude qui vacille entre 13,4 lorsqu’elle est à son minimum, et 6,2 en temps normal. Parmi les étoiles, il faut citer le TYC 2505-672-1 qui représente une binaire à éclipses.

C’est le système binaire à éclipses qui a à la fois la période la plus longue connue, 69,1 ans, et la plus longue durée d’éclipse, soit à peu près 3,5 ans. Autres objets lumineux de la constellation, on peut citer le NGC 3344 qui constitué une spirale observée de face.

Elle possède 11,10 de magnitude photographique, ce qui en fait la galaxie la plus brillante qui est observable dans la constellation du Petit lion. Juste derrière elle, vient la galaxie NGC 3486 avec une magnitude 11,20. Il s’agit d’une autre spirale qui est vue de 3/4. Ensuite, vient le NGC 2859 qui avec une magnitude de 11,80, apparait beaucoup plus faible. Elle se révèle aisée à identifier à côté d’Alpha du Lynx. C’est une galaxie lenticulaire barrée qui appartient à la classe SB0.

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