Constellation Camelopardalis (Girafe): caractéristiques, étoiles, mythologie

- 06 Juin 2019

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Costellazione della Giraffa

Localisée dans l’hémisphère nord, la constellation de la girafe ou encore appelée Camelopardalis est une grande région comprise entre la constellation du cocher et l’étoile polaire. Malgré le fait que sa visibilité soit probante tout le long de l’année, elle est une constellation très peu éclairée parce qu’elle ne dispose pas de grandes étoiles.

Pour être plus précis, elle se située à la frontière de la voie lactée et au nord-est de trois constellations que sont : Céphée, Cassiopée et Cocher. Une étude de cette constellation permet de savoir qu’elle est composée de différents types d’étoiles comme celles doubles et variables ; des systèmes planétaires, des objets non satellitaires et autres. La Camelopardalis est ajusté sur l’axe Capella, une zone très pauvre en étoiles, d’où la sa faible teneur en luminosité.

Origine et création

Même si cette constellation fait partie des plus grandes au monde, il est important de noter que ses étoiles ne sont pas si lumineuses, raison pour laquelle elle est peu brillante. Dix-huitième plus grande constellation, ses étoiles les plus lumineuses ont une magnitude de 4,0. En réalité, l’histoire raconte que son invention a été faite 1613 par l’astronome néerlandais Petrus Plancius. Ce n’est qu’en 1624, plus de 10 ans plus tard que l’allemand et mathématicien Jakob Bartsch ne la découvre dans les cieux. Son nom témoigne en réalité de sa forme géométrique dans le ciel, une forme longue et effilée donnant l’impression d’être comme un cou de girafe. Plusieurs grands scientifiques l’ont tour à tour soit dessinée ou soit découverte. On peut citer la production de Pieter Van Den Keere. Son nom vient en réalité du latin Camelopardali Hevelii. La constellation de la girafe est bien positionnée et ne peut pas être cachée.  Celles qui lui sont environnantes, même si elles favorisent sa vue, ne sont pas d’un grand intérêt dans sa localisation.

Caractéristiques de la constellation Girafe

Elle contient des étoiles carbonées qui sont de grande taille, de couleur rouge et qui sont généralement froides. Leur température de trouve entre 2000 et  3000K. Elles dégagent dans la constellation des coquilles de gaz qui sont chargée de particules, ce qui fait perdre la masse de ses étoiles. Cette constellation a eu à causer des pluies de météorites annuelles de grande envergure à plusieurs étoiles dans d’autres constellations. Pour la reconnaître, c’est très simple. Son sommet est marqué par l’image de α Ursae Minoris qui est une étoile polaire et qui est aussi une partie de la constellation de la Petite Ourse. Aussi, peut-on remarquer qu’une étoile moins lumineuse de la constellation trouve sa localisation à 15 degrés α Ursae Minoris et c’est elle qui délimite la constellation du Dragon et de la Petite Ourse.

Les étoiles les plus importantes de cette constellation

La constellation de la girafe contient de nombreuses étoiles, mais on en remarque que trois qui sont plus grandes. Aussi, est-il important de noter que dans cette constellation, toutes les étoiles n’ont pas leurs noms propres, mais sont précédés d’une lettre en grec. La plus lumineuse s’appelle Beta Camelopardalis et a une magnitude apparente de 4,03. Elle est faiblement illuminée en raison de sa distance du système solaire qui est en moyenne de 1000 années-lumière. On note tout de même qu’elle est une super géante de couleur blanche et est 32 fois plus massive que le soleil. Il y aussi l’étole Alpha Camelopardalis qui a une amplitude apparente de 4,26 et qui est la troisième étoile la plus lumineuse de la constellation. Selon les données du satellite Hipparcos, elle pourrait être éloignée du système solaire de plus de 6000 années-lumière. Cettes vaste étendue regorge un certain nombre d’étoiles doubles, c’est-à-dire des paires d’étoiles avec des contrastes de luminosité. Parmi les étoiles doubles principales, on peut citer le HD 21447, le HD 21769, le HD 25639. La Camelopardalis est dotée aussi d’étoiles variables, c’est-à-dire, celles qui avec le temps, peuvent changer d’éclat. Parmi elles, on peut citer le R Camelopardalis, le S Camelopardalis, le T Camelopardalis et bien d’autres.

Cette constellation, bien qu’elle ne soit pas trop lumineuse, contient un grand nombre d’étoiles, ce qui fait sa particularité.

Systèmes planétaires et objets célestes

Dans la constellation de la girafe, on note la présence d’un système planétaire doté d’une seule planète et sont le nom est 33564 HD b et qui contient une grande quantité de gaz. Sa masse est de neuf fois celle de la planète Jupiter au minimum. Il existe aussi une autre planète HD 104985 b composée du gaz aussi et qui est 6 fois plus grande que Jupiter en termes de masse.

A cause de certains paramètres et conditions, les objets satellitaires de la Voir lactée ne sont pas toujours visibles. Si la constellation de la girafe est très proche de la Voie lactée, elles partagent des similitudes. Parmi ces objets célestes, on pourra citer donc, le NGC 1502 qui contient 45 étoiles et qui a une ouverture de septième ampleur. C’est lui qui est le premier à être observé. Un autre objet du nom de Cascade de Kemble qui est un groupe d’étoiles pouvant être visibles dans la nuit peut être aussi cité.

Que dire de la mythologie du Camelopardalis ?

Dans sa localisation dans le ciel, la constellation de la Girafe est comprise entre celles des deux Ours et du Dragon. Si ces trois autres ont des histoires rattachées à une mythologie, celle-ci n’en a pas vraiment. Son origine peut être assimilée à un comblement de vide dans le ciel. Cependant, dans la mythologie égyptienne, elle serait une observatrice du ciel.

Grâce à son long cou, elle pourrait servir d’avant-garde dans le ciel, permettant de savoir les choses en avance. La constellation de la girafe a évolué avec le temps à cause de ses étoiles avec de fortes densités de gaz qui s’estompent un peu plus tous les jours. La girafe représente beaucoup de choses pour bon nombres de civilisations, mais dans le ciel, elle ne pourrait servir qu’à observer. Une étude plus profonde et plus poussée, permettrait d’en avoir le cœur net.

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